 |
Anne Marie GAUME - Peintures
Du 01/09/2007 au 30/09/2007
"Il y a des moments privilègiès dans la vie où une émotion subite vient à nous et imprègne notre esprit jusqu'à modifier notre façon de vivre. Ce "choc positif" , qui nous ouvre de nouvelles perspectives et une nouvelle perception du monde, a eu lieu lors de ma découverte du lavis à l'aquarelle, découverte qui m'a offert une liberté d'expression insoupconnée et de nombreuses possibilités créatrices. Ce processus intuitif et spontané m'a fait découvrir le plaisir de jouer avec les surprises de l'eau et les étonnants mélanges de couleur.
Amoureuse des couleurs intenses, j'associe l'aquarelle, l'encre de chine, le pastel et le collage de papiers variés. Jutilise de plus en plus l'acrylique, poétisant ainsi dans mes tableaux, signés Ny , tout un univers d'abstractions paysagères : A la lisière de l'ombre, Au bord de la nuit claire, Val des Songes..."
Anne-Marie GAUME
Jours et Horaires:
Ouvert du mardi au samedi de 13 à 18 heures.
Le dimanche de 14 à 18 heures.
Fermé le lundi et jours fériés
ESPACE SAINT JEAN
26 Place Saint Jean
77000 MELUN
FRANCE
Tél. +33 1 64 52 10 95
Fax. +33 1 64 09 11 46
mail : espacesaintjean@ville-melun.fr
web : http://www.serviceculturelmelun.free.fr
|
 |
Mandard Mandard : le pli satirique !
Du 05/09/2007 au 05/10/2007
Du 5 septembre au 5 octobre 2007, Brian Elliott Rowe, Directeur de la Galerie BE-ESPACE (57, rue Amelot 75011 PARIS), met en scène une trentaine d'oeuvres signées Mandard Mandard. Un nouveau rendez-vous avec Paris, une exposition "haute en relief" qui réaffirme l'appétit d'expression de ce plasticien insatiable.
Observateur, curieux du monde, Guy Mandard revêt sa panoplie intégrale de plasticien pour tenter de capter sa propre image dans le reflet d'une humanité qui se dérobe. Publiciste et graphiste, dont les affiches "criaient" les slogans des autres, l'homme se métamorphose : sa communication s'enrichit d'un nouveau langage. Peintures et sculptures faisant, il nous dévoile, enfin, son propre univers. Des personnages, comme débarqués d'une planète, appelée "Compacités". Et pourtant, à y regarder de plus près, ne seraient-ce pas nos semblables, pris en flagrant délit de "sales gueules". Ici, le prisme artistique de Mandard agit tel un miroir déformant qui renvoie au-delà des apparences. Dans la 2e ou 3e dimension.
Grossir le trait, tasser les silhouettes, rider les peaux, presser les têtes, jusqu'à extraire la quintessence ? passée et présente - de l'individu... Avec le pli comme arme picturale, l'artiste s'acharne à décrypter les replis des âmes sous les ondulations corporelles. Plis simples, composés, enchaînés... cavités, bosses... où se trouve la ligne de démarcation entre intérieur et extérieur, être et paraître, cacher et dévoiler ? Personnages plein cadre ou scènes de vie, les toiles de Mandard laissent libre cours à l'interprétation. La palette chromatique rythme la composition : large spectre de couleurs vives ou nuancées, jeu subtil des ombres portées, sans oublier la présence récurrente du vert dans des associations audacieuses.
Dans le cabinet des curiosités du plasticien, rayon sculptures, encore et toujours des plis... à toucher, aussi, cette fois. Résine, papier mâché ou bronze, la matière défile sous les doigts, emplit les paumes, procure des sensations pleines et déliées. Symbole ou métaphore du travail de Mandard, les shar-pei, ces chiens chinois plissés dont la peau sert de carapace ou de manteau ? trop grand ? qui protège des agressions extérieures. Dans la série "Réticulés", les stries révèlent la version aplatie du pli ; chez les "Phosphènes", le vide pousse le pli dans ses derniers retranchements, la lumière le transperce jusqu'à le rendre invisible.
Enfin, ultime incarnation des méandres artistiques de Mandard, l' "Oxymoron(2)" paraît. Un résumé, un paroxysme. Un modèle compressé : la tête et les jambes. Mais, qui porte le masque ? Plisser les yeux, froncer le sourcil, ouvrir la bouche. Où commence l'intelligible, où finit le sensible ? D'un sourire ravageur, faire passer l'expression, envoyer un pli ? un message - à l'autre. Derrière les rugosités, la pâleur d'un visage, poreux aux regards ; un clin d'oeil au philosophe Gilles Deleuze(2) qui voit dans le concept du pli : "un dedans de la pensée, un dedans qui serait seulement le pli du dehors".
(1) Oxymore : alliance de mots contradictoires (ex. : clair-obscur ; "Un merveilleux malheur" (Boris Cyrulnik), "Les splendeurs invisibles" (Arthur Rimbaud)).
(2) Gilles Deleuze, philosophe, auteur de l'ouvrage "Le Pli".
Ouvert lundi à vendredi ? 9h à 19h (fermé entre 13h et 14h)
WEEK-END : Horaires variables - TELEPHONEZ AU +33 1 42 71 09 03
GALERIE BE-ESPACE
57, rue Amelot
75011 Paris
FRANCE
Tél. +33 1 42 71 09 03
Fax. +33 1 40 21 94 87
mail : be@conceptmania.com
web : http://www.beconcepts.com
|
 |
PASTOR EXPOSITION ESTIVALE SAINT-TROPEZ
Jusqu'au 02/09/2007
Pastor expose à l'Ambassade du Tourisme à Saint-Tropez. La Série des peinture présentée, exposée actuellement et ce jusqu'en octobre à la Biennale de Venise, met en scène des taureaux, animaux puissants rythmés de messages politiquement incorrects, représentant le regard lucide de l'artiste Philippe PASTOR sur la société actuelle, son regard sur le monde, son regard sur lui-même. Il expose également ses sculptures Les Arbres Brûlés. Pastor a également invité trois artistes à se joindre à lui pour cette exposition. Bombardieri, artiste italien, avec son "Rhinocéros". Friedrich Bechman, designer allemand et ses motos customisées mêlant la notion de fonctionnalité et de qualité du design à une esthétique atypique. Et Manuella Ferré, jeune artiste qui s'inspire du corps humain pour créer ses sculptures et plus particulièrement des traces que la mémoire laisse dans les creux de la tête. Cette exposition est l'occasion de croiser à la fois de la peinture, de la sculpture, de l'installation, du design, un grand mélange d'outils et de mediums artistiques pour que chacun puisse apprécier l'hétéroclisme de l'art contemporain en notant la présence de deux artistes qui exposent actuellement à la Biennale de Venise (Philippe Pastor et Stefano Bombardieri)
AMBASSADE DU TOURISME
Rue Francois Sibili
83990 SAINT-TROPEZ
FRANCE
Tél. +377.92.16.71.17
Fax. +377.92.16.71.10
mail : info@philippe-pastor.com
web : http://www.philippe-pastor.com
|
 |
"Strates", exposition des membres de l'association Sonamou
Du 10/09/2007 au 28/09/2007
Cette exposition présente des travaux de douze artistes de Sonamou, association internationale d'artistes contemporains (artistes coréens, français, italiens, arméniens...) en activité depuis 1992, et s'organise autour du thème de "strates", qui illustre l'histoire et l'identité de Sonamou et de ses membres.
Certains artistes travaillent la matière même de leurs oeuvres en accumulant des couches de pigment sur la toile : ces différentes strates de matière reflètent les moments de création qui se sont suivis dans le processus temporel d'élaboration de l'oeuvre. D'autres jouent sur l'hybridité des supports : entre peinture et photographie, leurs oeuvres mettent en scène différentes couches d'expression artistique ainsi que plusieurs strates historiques et sont ainsi le lieu d'une rencontre entre diverses représentations picturales.
Constituées de strates de matière et de temps, les oeuvres présentées dans l'exposition posent la question de l'identité dans le monde contemporain dans une perspective multiculturelle.
Artistes participants : KIM Chun-Hwan, SON Seock, KWAK Soo-Young, CHOI Hyun-Joo, LEE Hyo-Sung, KWUN Sun-Cheol, Valero KIM, KIM Hyeong-Jun, CHOI Chul, YOU Hye-Sook, CHONG Jae-Kyoo, MOON Chang-Dawn.
Centre Culturel Coréen
2, avenue dléna
75116 PARIS
FRANCE
Tél. +33 1 47 20 83 86
Fax. +33 1 47 23 58 97
mail : allopr@coree-culture.org
web : http://www.coree-culture.org
|
 |
"L'espace personnel" de Tanja Ostojic
Par Olivier VARGIN
Doctorant en sciences de l'art
Spécialiste en Art contemporain Est-européen
Jeune artiste serbe, formée au département de sculpture à l'académie des Beaux-arts de Belgrade, Tanja Ostojic (née en 1972) appartient à cette nouvelle génération d'artistes fortement affectée par la guerre et l'éclatement de la Yougoslavie. Une de ces artistes venant d'un monde où la logique s'est éteinte, au profit d'un lieu conditionné par la dictature de Milosevic et le diktat du nationalisme et du populisme : une " Serbie surréelle " à la fois victime et dirigeante, une terre où les mouvements ne sont pas compatibles avec les développements du monde moderne, sans possibilité d'intégration à la scène de l'art contemporain...
A travers ses actions et ses performances, Ostojic aborde la question de l'individu par des performances rituelles, en reconstruisant les rythmes intérieurs d'un espace symbolique personnel. (Auto-)critique, politique, subversif, son travail présente un espace personnel, un "carré intime" où l'individu (elle et/ou l'"Autre") est mis à nu, puis exposé aux avaries du monde réel, à la manipulation et au rejet de soi. Son oeuvre entre en contact immédiat avec le spectateur et se fait l'illustration d'une âme en perdition figée dans les sables mouvants du réel. Illustration nous renvoyant à cette phrase écrite sur la toile de l'artiste niçois Ben (1992) : "je ne sais pas qui je suis" et ce principe d'incertitude propre à la modernité artistique que l'on retrouve dans l'Ere du soupçon de Nathalie Sarraute présentant la déchéance de son personnage de roman perdant, progressivement, tout : "ses ancêtres, sa maison soigneusement bâtie (...) ses propriétés et ses titres de rente, ses vêtements, son corps, son visage et, surtout, ce bien précieux entre tous, son caractère, qui n'appartenait qu'à lui, et souvent jusqu'à son nom". Le travail (très controversé) de Tanja Ostojic comme le destin des peuples de l'ex-Yougoslavie stigmatisent ces mots et ces sentiments de perdition, d'errance...
Lire l'article : http://www.art11.com/artistes/zoom_sur/070829_tanja-ostojic/
|