Yveline Wood qui êtes vous ?
Je suis une artiste engagée, à travers mon travail : sculptures en terre, plâtre, bronze ou polystyrène, mais aussi installations, vidéos et techniques mixtes (que je préfère appeler oeuvres sur cimaises) j’exprime mes émotions et mes révoltes contre la violation des droits de l’homme, l’absence de Mémoire collective.
D’où venez-vous Yveline Wood ?
Je suis née en France dans un milieu intellectuel et artistique. Après avoir suivi des études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, j’ai vécu 8 ans au japon où j’ai appris la technique de la taille directe. Je vis et travaille à Genève.
En 2000 mon travail a été choisit pour illustrer "le prix de la mémoire" de la Fondation Danielle Mitterrand. Mon exposition "les blessures de la mémoire" a tourné de Genève à Paris et à New York. Elle est conçue comme un parcours à travers les barbaries du XXe siècle, parce que cette époque a bien des choses à se faire pardonner et pour rappeler que l’art n’est pas un geste gratuit, qu’il est un engagement de tout instant, une dénonciation comme une message d’espoir. c’est un plaidoyer contre l’oubli, un hommage aux victimes sacrifiées au nom des dieux impies tels que l’argent, le pouvoir ou l’extrémisme religieux. Pourtant, je ne m’enferme pas dans la désespérance puisque cette exposition débouche sur une création plus optimiste qui prescrit cependant la vigilance.
Où allez vous ?
Pour le moment, je suis à la 6e Biennale Européenne de la sculpture au Jardin des Plantes à Paris avec deux pièces monumentales "Coulée de mémoire" et "Je veux vivre" qui expriment toutes deux mais différemment une réalité brûlante puisqu’elles s’adressent aux peuples frappés dans leur chairs. Cris d’une humanité toute entière au service de la mémoire sur les crimes et les injustices d’une certaine inhumanité.
Au printemps 2002, le Palais des Nations Unies accueillera à Genève ma prochaine exposition personnelle.
Et durant tout l’été mes sculptures seront visibles dans un jardin historique, celui du Château de La Batisse, à Chanonat en Auvergne.

"Je veux vivre"
(polystyrène, plâtre, métal: 7m x 2,80m x 2,09m). Cette sculpture est la plus importante de cette Biennale par sa dimension. Ces énormes maillons qui entravent les désespérances humaines: injustices, pauvretés, solitudes, et autres.
A l'homme de les faire voler en éclat. Vivre pour soi, tout en vivant pour les autres. Oeuvre d'une actualité brûlante. C'est le cri d'Yvelyne Wood, son vécu, celui de l'humanité toute entière. Souhaitons que son message soit aussi fortement ressenti.
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