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présentation >> english En captant la réalité en direct grâce à la technique photographique, Peter Zupnik s’est créé un réservoir d’images dont il puise les visions présentes et futures. Son atelier, ce sont des paysages, des rues de villes, des intérieurs ordinaires et l’architecture. Ses thèmes, ce sont des visages, des animaux, des objets, des plantes, des bâtiments et des fruits. Son procédé, c’est de particularisé la banalité. En fin de compte, sa méthode est d’utiliser toutes les possibilités accumulées au cours du développement esthétique et technique de la photographie : distorsion de la perspective optique en maniant les dimensions, en reliant des objets assortis ainsi que des lieux grâce à des prises de vue. Il choisit donc une position par rapport à son sujet par une abstraction d’image en noir et blanc, par la bi-dimension de la réalité photographique, par un complément de couleurs invraisemblables, par des détails agrandis et ainsi de suite. Peter ZUPNIK au Pays des Sentiments PETER ZUPNIK PETER ZUPNIK |
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biographie
Prague. Début des années quatre-vingt. J'arrive de l'Est de la Tchécoslovaquie pour étudier la photo à la FAMU (Académie des Beaux Arts, faculté de cinéma, département photo). Je ne connais pas Prague. Je me fais engloutir par celle ville. Je me promène beaucoup, je dévore des yeux les divers recoins de la ville qui me parlent. C'est une drôle d'époque : beaucoup de choses ne fonctionnent pas normalement. J'aime la nuit. la ville est calme, les gens sont rentrés chez eux ; ils vont au travail tôt le matin. Les visiteurs et les touristes allemands mènent une vie nocturne. Mais ce n'est pas ce que je cherche. Je commence à prendre en photo les traces de l'activité humaine et du temps qui passe. Les possibilités du flash me fascinent. J'ai l'impression qu'il dénude les choses, qu'il les met un relief et qu'il instaure un ordre nouveau de contrastes. Je me promène la nuit dans une ville que je connais de jour et je flashe. Je devine ce que l’éclair de l'appareil photo va dévoiler. Je suis à la recherche de symboles et de formes, de la transformation des choses quotidiennes. Je cherche ma photo, une composition de choses banales, de l'ordre dans le chaos. Ce sont mes sentiments et mon regard qui me guident. Puis, je m'arme de courage et je prends en photo les gens que je croise dans la rue. J'essaie de prendre en photo des gens différents les uns des autres. Les événements sensationnels et les tabous de la métropole socialiste ne m'intéressent pas. Je n'ai pas le temps de penser à la composition du tableau, j'ai à peine quelques secondes pour une mise au point. Avec le temps, j'abandonne le flash et mes intérêts photographiques se déplacent. Une partie des photos avec les passants est utilisée comme exercice de photographie documentaire. Vingt ans plus tard, à Paris, je regarde mes archives et je redécouvre les négatifs flashés de Prague. Je voyage dans le temps à la recherche de sensations oubliées de cette époque, je tente de composer une mosaïque avec des tableaux vivants et des cultures mortes qui se forment à partir des agrandissements; je trie au fur et à mesure. Les photographies commencent à parler leur propre langue et à former le cycle ici présent. Je redeviens observateur, mais cette fois-ci de ma propre histoire. |
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expositions EXPOSITIONS DANS LES MUSEES 1989 : Pútnici. Spišské museum, Levoča, Tchécoslovaquie
1990 : Rencontres internationales de la photographie. Arles, France
Centre Pompidou, Paris, France
BIRGUS, V.: Ceska a slovenska fotografie 80. let in: Ceska a sloveska fotografie dnes. (La Photographie tchèque et slovaque des années 80, in : La Photographie tchèque et slovaque d'aujourd'hui), Orbis, 1991
1985 : FAMU. Prague, Tchécoslovaquie
1989 : Tichý Ambrůz Župník. Galerie Mladých, Prague, Tchécoslovaquie |
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reportage
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contact
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