La peinture de Regina Gimenez est l'une des dernières grandes découvertes du collectionnisme catalan, un succès sans secret, étant donné qu'à son savoir-faire technique, à son sens plastique et à son lyrisme sagement contenu, elle ajoute des thèmes de la mémoire, tels que la récupération d'un paradis industriel à jamais perdu.
A Barcelone, elle recréait l'usine de briques et ses hautes cheminées, tout en introduisant des flashes d'histoire moyennant des collages inattendus, mais opportuns, qui allaient de la coupure de presse à la vieille photographie décolorée, afin d'inviter le spectateur à se raconter mentalement une histoire.
Elle explore le thème si suggestif du phare - comme la cheminée, aussi avec des connotations phalliques - en relation avec un monde de marins et de navigateurs qui, de même, est à jamais disparu.
Une des vertus de ses évocations est de les avoir placées à mi-chemin entre le réel et l'imaginaire. Des phares en construction désormais inachevés, perdus derrière un voile de nostalgie, des lanternes qui autrefois les couronnaient et que nul oeil humain ne parvint à atteindre à cause de leur hauteur. Bateaux et hémisphères complètent leurs profils diffus, essentiels à l'orientation du navigateur au temps où les hommes partaient.
Pour Cuba pendant qu'à terre, "l'habanera" devenait populaire.
L'ouvrage est magnifique dans sa cohérence, parce qu'il empreint le visiteur de la nostalgie d'un temps perdu. Une réussite remarquable dans une carrière fulgurante qui satisfait toutes les attentes.
Maria Lluïsa Borràs, traduction en français: Béatrice Krayenbûhl
"Une des vertus de ses évocations est les avoir situées à un demi - chemin entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire. Lumières en construction pour toujours inachevés, perdues après un voile de nostalgie, lanternes qui ont couronné une lumière et que dans sa hauteur l'oeil a jamais parvenu à voir. Des bateaux et des hémisphères viennent compléter les profils diffus des lumières, indispensables dans l'orientation d'un marin (..) L'exposition s'avère magnifique par sa cohérence, parce qu'elle imprègne le visiteur de la nostalgie d'un temps perdu, par la sélection exquise des oeuvres et par un assemblage qui crée le soupçon que l'artiste a peint chaque oeuvre pour qu'elle soit accrochée sur cette paroi et non sur une autre. Un succès remarquable dans une carrière fulgurante qui remplit tous les espoirs."
Maria lluïsa Borràs, LAVANGUARDIA, 3 août 2001
"La peinture de Regina Gimenez a la grandeur de la mémoire. Les sujets récurrents ont le poids de la mémoire historique, plus que de l'expérience propre. Gimenez est un artiste qui trouve un fil d'identification avec des époques qui ne sont pas la sienne, mais dont elle se constitue l'héritière. De la même manière que les globes, les bateaux et les lumières qu'elle représente doivent souffrir des intempéries, ses oeuvres sont aussi orageuses."
Jaume Vidal, EL PAIS, 26 juillet 2001
Painting of Regina Giménez is one of the last great discoveries of the Catalan collectionnism, a success without secrecy, since to its technical know-how, its plastic direction and its lyricism wisely contained, it adds topics of the memory, such as the recovery of a forever lost industrial paradise.
With Barcelona, it recreated the brick factory and its high chimneys, while introducing flashes of history realising of joinings unexpected, but convenient, which went from the newspaper cutting to the old faded photography, in order to invite the spectator to tell a history mentally.
It explores the so suggestive topic of the headlight - like the chimney, also with phallic connotations - in relation to a world of sailors and navigators which, in the same way, is disappeared forever.
One of the virtues of its evocations is to have halfway placed them between reality and the imaginary one. Unfinished headlights in construction from now on, lost behind a veil of nostalgia, lanterns which formerly crowned them and which no human eye did not manage to reach because their height. Boats and hemispheres supplement their diffuse profiles, essential with the orientation of the navigator at time when the men left for Cuba while to ground will habanera became popular.
The work is splendid in its coherence, because it impresses the visitor of the nostalgia of a wasted time. A remarkable success in a fulgurating career which satisfies all waitings.
Maria Lluïsa Borràs, translation in French: Beatrice Krayenbûhl
"One of the virtues of its evocations is to have located them halfway between real and the imaginary. Lights in construction always unfinished, lost after a nostalgia veil, lanterns that crowned a light and that in its height the eye never reached to see. Vessels and hemispheres come to complete the diffuse profiles of the lights, essential in the direction of a navigator (...) the exhibition is magnificent by its coherence, because it impregnates the visitor of nostalgia of a lost time, by the exquisite selection of works and by a assembly that gives the suspicion the artist painted each work so that hung in that wall and not in another one. A remarkable success in a flashing race that it overwhelms expectations."
Maria lluïsa Borràs, LA VANGUARDIA, 3 August 2001
"The painting of Regina Gimenez has memory thickness. The recurrent subjects have the weight of the historical memory, more than of own experience. Gimenez is an artist who finds a thread marker with times that are not hers, but of that feels like heiress. In the same way that the globes, the boats and the lights that it represents must undergo the inclemencies of the time, their works are also stormy."
Jaume Vidal, EL PAIS, 26 July 2001
Née en 1966
Licenciée en Beaux-Arts, Université de Barcelone
FOIRES D’ART CONTEMPORAIN
1994 : «International Miami Art Fair», Galerie Albero, Madrid
1997 : Arco, Galerie Jorge Albero, Madrid
1998 : Arco, Galerie Trama, Barcelone
1999 : Arco, Galerie Trama, Barcelone
ArtExpo, Sala Pares , Barcelone
ArteBA, Jorge Albero, Madrid et Buenos Aires
Art Paris, Galerie Pierre Hallet, Bruxelles
2000 : Arco, Galerie Trama / Sala Parès, Barcelone
Art Paris, Galerie Bruno Delarue, Paris
2001 : Arco, Galerie Palma XII, Barcelone
2002 : St’Art, Galerie ARCTURUS -Bruno Delarue, Paris
Arco, Galerie Ramis&Barquet NY/ Galerie Palma XII Barcelone
2003 : Arco, Galerie Ramis&Barquet NY - Galerie Castello
2004 : Arco, Galeria Trama, Barcelone / Ramis&Barquet NY
2005 : Art Paris, Galerie ARCTURUS, Paris
Arco, Galerie Ramis et Barquet NY
2008 : Lille Art Fair, Galerie ARCTURUS, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Joseph CADENA, catalogue exposition, Galerie Ambit, 1996
Miquel de PALOL, catalogue exposition, 1999
Lluis RACIONERO, catalogue exposition, Galerie Delarue, 1999
Maria Merce ROCA, catalogue exposition MacArt, 1999
J.F. YVARS, catalogue exposition, Galerie Siglio, 1999
Marcos GIRALT TORRENTE, catalogue exposition, Galerie Jorge Albero, 2000
Baltazar PORCEL, « Espagne, éloge de l’imaginaire », Skira, 2000
Francesc MIRALLES et Pere GIMFERRER, « Sur la réalité de l’imaginaire », Galerie Cyprus, 2001
Albert SALVADO, catalogue exposition, Galerie Torralardo, 2002
Xavier GRASSET, catalogue exposition, Galerie Espai 21, 2002
Monographie, Ed Alzueta, 2008
EXPOSITIONS PERSONNELLES
1994 : Galerie Jorge Albero, Madrid
1996 : Galerie Ambit, Barcelone
1997 : Galerie Sala Parès, Barcelone
1998 : Sala Agatha Ruiz de la Prada
1999 : Galerie Le Cercle Bleu, Metz
Galerie Pierre Hallet, Bruxelles
Galerie Bruno Delarue, Etretat / Paris
2000 : Galerie Jorge Albero, Madrid
Galerie Trama / Sala Pares, Barcelone
La Tour des Cardinaux, Isle Sur Sorgue
2001 : Galerie Palma XII, Barcelone
Galerie Cyprus, Sant Feliu de Boada, Girone
Galerie Bruno Delarue, Paris
2002 : Galerie Jorge Albero, Madrid
Espai 21 Cambrils, Tarragone
Galerie A.C.Rose Selavy, Barcelone
Carmen Torrallardona, Andorre
2003 : Centre Culturel, Caixa Terrassa, Terrassa
Galerie Pierre Hallet, Bruxelles
Galerie Canem, Castello
Galerie Bruno Delarue, Paris
Galerie Alejandro Salès, Barcelone
2004 : Galerie Trama, Madrid
Galerie Michael Dunev, Torroella de Montgri
Arno Editions, Barcelone
Galerie ARCTURUS, Paris
2005 : Galerie ARCTURUS, Paris
Pro Arte, Fribourg
Fondation Vila Casa, Barcelone
2006 : Galerie Trama, Madrid.
Galerie Trama, Barcelone
La Galerie, Sant Cugat del Vallès.
2007 : Galerie Miquel Alzueta, Casavells, Baix Empordà.
« Œuvres récentes » Galerie ARCTURUS, Paris.
2008 : « Monographie », Galerie ARCTURUS, Paris.
2010 : Galerie Pierre Hallet, Bruxelles
EXPOSITIONS COLLECTIVES
1992 : Galerie Ambit, Barcelone
1993 : Galeria Barnadas, Barcelone
Galerie Anne Benach, Barcelone
1995 : Galerie Thibaut, Sainte-Maxime
Galerie Ducastel, Avignon
Galerie les Arsenaux, Marseille
1996 : Galerie Flammarion Bellecour, Lyon
Galerie l’Avant-Musée, Paris
1997 : Galerie Rosa Ventosa, Barcelone
1999 : Galerie Pergamon, Barcelone
2000 : Galerie 32, Milan
2001 : Galerie Artur Ramon, Barcelone
Galerie Jorge Albero, Madrid
Galerie Trama, Barcelone
Galerie Llucia Homs, Barcelone
2002 : Galerie Senda, Fondation Codespa, Barcelone
«Génération 2002», Caja Madrid
2003 : La Senta, Barcelone
Galerie Alejandro Pares, Barcelone
2004 : Galerie Jorge Alcolea, Madrid
Galerie Galerie Carmen Torrallardona, Andorre
Galerie Fecit, St Feliu, Girona
2005 : Galerie Michael Dunev, Torroella de Montgri
2007 : Entreprise MAEC, Cahors, France.
2009 : « 10 ans d’expositions, 10 ans d’émotions » ,Galerie ARCTURUS, Paris
PRIX ET FONDATIONS
1988 : 1er prix, XXX ème prix de la Jeune Peinture, Sala Parès, Barcelone
1996 : 1er prix, XXXVII ème prix de la Jeune Peinture, Sala Parès, Barcelone
1998 : Fondation Coprim, Paris, France
Collection Testimoni, « La Caixa »
Collection Banco de Sabadell
Fondation Antoni Vila Casas
1999 : Prix de la Fondation de l’Encyclopédie Catalane
2ème prix du Centenaire du FC Barcelone
2001 1er prix, VII ème prix Ricard Cami, Caixa de Terrassa
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Du mardi au vendredi : 14 h à 19 h - le samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h. Fermé en août. Tuesday - Friday : 2 pm to 7 pm - Saturday : 11am-1 pm / 2 pm to 7 pm. Closed in August. |
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