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présentation : français - english Au cours de décennies passées, la peinture non-figurative de courbe lyrique, s’est enrichie de nombre d’affluents, qui l’ont conduite, soit vers l’approfondissement des pouvoirs expressifs du signe, soit vers le retour au romantisme d’une matière longtemps dédaignée, soit vers un amalgame de figures linéaires à demi-ébauchées et de sédimentations abstraites.
La thèse de l'abstraction comme accès immédiat au fond primitif est morte. Raymond PERROT, ARTENSION mai-juin 1990 Les toiles récentes de DUMINIL déploient des espaces cosmiques, sortes de Lydia HARAMBOURG, Gazette de l'Hotel Drouot 1999, n° 35. Mythes et Légendes dans l’œuvre de Franck Duminil Océanides Douceur profonde Danse Ancestrale Préludes symphoniques La rose du corail accueille Océanides 2 Le pinceau a une voix Touche nacrée Le pinceau a une voix Souffle d'un pinceau
The abstractionist thesis as an immediate access to the primitive found is dead. We attend the equality of processes towards the unknown of significant movements. Franck Duminil is one of the painters who restored the necessity of listening in art. Even the gesture is a matter of memory and layering down thoughts. The places of abstraction are known, although not enough explored. Duminil sets his places giving them the capacity to suddenly break up, to torn themselves loudly. Breaches radicalise themselves, or windows or wells or pits. Any writing, any scratch can become an abyss where the look stops. The land of Duminil is solid, until this moment when his work falls into unknown and unseen. Raymond Perrot, ARTENSION mai juin 1990. The recent works of Franck Duminil display cosmical spaces, kinds of mental landscapes, which he rythmes the lighted runnings with elegance. Material has softened for onctuous worked vibrations in the transparencies of a palette prefering whites, ochre, light greys. Decisif, the movement scans the diaphanous surface with lines, coloured accents that renew the pictural tension. A few spots of red, yellow or black work as counterpoints to a language which dares refinement to translate the space-time better. The pencils of ray which structure the surface but never enclose it, multiply the energy that comes out from the painting. To the spontaneous line, which, in the hand's abandon scratches the space and in the same time frees the lyrical impulses, responds the thoughtful, conscient attitude of deep work. Lydia Harambourg, GAZETTE de l'HOTEL DROUOT 1999, n°35 . ranck Duminil belongs to this category of independant artists, who without repudiating their sources, have mapped out routes which are well and truly their own. As we view the whole of his journey, we still straightaway place his work on the periphery of lyrical, if not gestural abstraction, but with its intrinsic features. Consequently, he is part of that fringegroup of artists who have founded their procedures on the nonreferencial organisation of signs and forms. Gérard XURIGUERA, Translated by Robert Butler, Professeur à Oxford, UK.
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biographie
Franck Duminil est né en 1933 à Paris qu'il a quitté par intermittence: à I'âge de l'adolescence pour les Pyrénées où il découvrit l'univers de la montagne et ensuite pour l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux en s'orientant vers l'architecture. De 1962 à 1967, travaille chez plusieurs architectes et simultanément s'exerce à la peinture. En 1961 commence à exposer dans des galeries parisiennes. Il participe en 1971 au salon d'Automne et jusque vers 1980 pratique une peinture inspirée d'un géométrisme improvisé, assez métallique où la froideur apparente est pondérée par une gestuelle spontanée, vive et incisive. Influencé àl'époque par la peinture de Georges Mathieu. avec qui il entretint des échanges autour des années 80, il sut évoluer et intégrer ces apports extérieurs et s'affirmer entièrement dans le style personnel qu'on lui connaît aujourd'hui. Depuis deux ou trois ans, sa palette s'est enrichie de nouvelles couleurs. Si les noirs et gris restent dominants, des nuées de couleurs pures apparaissent et amalgament avec les gris et les blancs. A fait de nombreuses expositions tant en France qu'à l'étranger. Montmartrois depuis une douzaine d'années, l'homme est semblable à sa peinture : silencieux, réflechi et attentif ; ses gris, ses noirs et blancs striés sont certainement nourris par ses questionnements, incertitudes, sa recherche guidée par le fil d'or de l'intuition propice au sublime qu'il sait nous faire partager avec bonheur. |
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