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présentation Français / English Puis la surface se creuse, se plisse, se griffe sous les ongles comme si la main refusait le prolongement soyeux de tout pinceau et travaillait à vif saisissant par poignées la couleur choisie. Ce mouvement s'imprime sur la toile et approfondit le regard sous une impulsion fulgurante. Surgissent alors des brisures, des fêlures, des traits épais, des impactes écrasés comme sous une forme de violence contenue, concentrée. Les lignes se transforment et se déplacent dans des perforations recherchées. L'écriture se fond dans le miroitement de la couleur qui lui apporte l'apaisement attendu. Elle pétrit tous les matériaux, les amalgament et les épousent : fil, laine, papier, bois...malaxés dans le creuset unificateur et monochrome. Et tout à coup semblent surgir, comme un cri de libération, du fond de chaque toile, la plage d'or (porte, fenêtre, symbole d'ouverture) ou la trainé blanche (route, trace, symbole de passage) qui recueillent en eux toute la cristalisation du regard. Ils condensent en eux toute une force acharnée à combattre la plane surface et illuminent la toile dans son obscurité tout en affirmant son accomplissent et sa finitude. Ce par quoi tout a dû commencer se révèle dans cet achèvement et s'impose la sensation d'avoir fait un chemin à rebours, d'avoir eu accès à l'impénétrable désormais ouvert. C'est pourquoi l'oeuvre, son oeuvre qui gratte la muraille d'elle-même, s'unit et s'érige progressivement, une oeuvre née de ruptures voulues et recherchées, de douleures amputées, de silences indicibles et de noms tronqués. C'est là que se construit un sens patiemment décousu fait de chaînes et de trames, de fils te de tissus couturés sur une tapisserie sans cesse à recommencer. Tout s'installe dans un magma pudique pour mieux retrouver l'indécence de l'exhibiiton camouflée. Aussi ses tableaux ne sont-ils rien d'autre qu'une invitation pressante, presque une exhortation à avancer dans la profondeur qui se dérobe. Peut-être est-ce pour cela que dans leurs dos claquent des mots uniques, des mots de routes, pas des titres mais des "mots de passe" : mémoire, passage, porte du Sud, talisman.... Pris eux aussi dans le tamis de la création où s'enfonce le fond des yeux, comme deux amies qui se regardent. Oui! Décidément oui, sa peinture lui ressemble, elle ne ressemble pas à sa peinture.... Irma Garcia, Ed.des Femmes She looks like her paintings, her paintings does not look like her. IRMA GARCIA, Ed. des Femmes
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biographie
Née en 1954 à AUCH (32) Diplômée des Beaux Arts de Toulouse |
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expositions EXPOSITIONS EN MUSEE |
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contact
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